Les moments de rage, de colère et de tristesse lui ont fait oublié le reste. Entre des envies indécises et des choix incompris elle passe à côté de la vie. Tantôt bien entourée à rigoler parce que l'alcool l'a consommée, et l'autre côté, si isolée qu'elle se laisse le droit de pleurer. Un geste de tendresse derrière des pensées obsènes, et des insultes suppliant de l'aide. Le théorème de Pythagore semble plus facile à comprendre que de savoir si elle a besoin de paix, de conseils ou de réconfort. Deux idées, deux hommes se la partagent : les Dieux disent qu'elle mérite l'enfer parce qu'elle ne vaut pas mieu ; le Diable estime qu'elle a suffisament souffert et la veut envoyer aux cieux. La demoiselle préfère rester sur Terre parce qu'elle s'en arrachera les yeux. Telle une obligeance, elle invente et s'afflige toutes les souffrances. Lorsque tout va bien elle replonge dans le passé pour garder son coeur éternellement brisé. Un peu masochiste sur les bords elle apprécie son mal, elle persévère dans son tort et attend une fin tragique et sentimentale. Malgré ça, elle aime faire bonne figure parce que la pitié lui fait honte, que même une ordure ne la mérite pas et qu'elle ne veut pas qu'on la montre. Mais elle aime tellement se faire plaindre qu'elle garde le secret de ses malheurs. Un pointe de suspens ou de mystère que tout le monde préfère ou bien ça les exaspère. Un toit au dessus d'elle, le ventre plein et trois sous dans les poches tandis que d'autres n'ont rien...
Hélène. Texte de moi.